Bienvenue sur ce blog dédié à un univers qui me passionne : la cuisine. Vous y trouverez principalement des recettes et des astuces, mais aussi les noms de différents sites pour commander des ingrédients et du matériel, ainsi que des avis sur certains ustensiles et appareils que j’ai testés et que j’ai aimés… ou pas !

Concernant les recettes et astuces, il y a celles qui sont personnelles ou familiales – plus ou moins élaborées – mais aussi celles dénichées sur la toile (que je prépare pour la famille et les amis ou que je fais découvrir à mes élèves d’économie familiale). Pour ces dernières, le lien vers la page originale vous sera proposé pour que vous puissiez retrouver la source de l’information et par la même occasion découvrir d’autres blogs / sites consacrés à l’art de la table.

Si vous avez aimé une recette ou si vous avez envie de la partager, j'en serai ravie ! N'oubliez juste pas de me citer comme source ou de donner le lien qui renvoie à la recette en question sur le blog !

Bonne visite !


Affichage des articles dont le libellé est pâte levée. Afficher tous les articles
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dimanche 18 avril 2021

     

Pains à hamburgers express

Pour environ 12 pains ronds (10 cm de diamètre après cuisson)
Préparation : 20 minutes (dont pétrissage) + 30 minutes (repos des pains façonnés)
Cuisson : 8-10 minutes
Conservation : 24 heures, dans un récipient hermétique à température ambiante


Après les nuggets de poulet, réalisés il y a maintenant un certain temps (👀), j'avais envie un jour d'aller au-delà de la garniture maison pour les hamburgers / cheeseburgers. 

Le burger, les oignons grillés, etc., ces repas maisons étaient déjà meilleurs que ceux du commerce en général, mais il me manquait le pain maison (et les sauces, mais là c'est pas encore ça). Je dis en général car on ne va pas se mentir, certains restaurants ont au menu des burgers qui valent le détour !

J'ai souvent rechigné à m'y mettre car selon les recettes, il faut presque 2h30 de pousse au total. Entre le job, la maison, les enfants, bref la vie, je ne trouvais pas la motivation pour essayer.

Ceux qui me connaissent savent que j'enseigne aussi la cuisine à des adolescents. En Suisse romande on appelle cela l'économie familiale (cuisine, nutrition, budget, etc., c'est très vaste comme branche). Comme j'aime leur enseigner notamment les avantages du fait maison (prix, composition surtout), j'avais besoin d'une recette de pains à burger qui puisse être réalisée rapidement, les leçons ayant un temps limité qu'il faut respecter.

Finalement, à bientôt 36 piges, voici mes premiers - mais pas les derniers - "hamburger buns" maison, prêts en 1 heure environ ! Ils sont moelleux, parfumés, ne partent pas en miettes, bref ils ont été adoptés chez nous !

La recette vient d'un blog américain (👀), reprise notamment sur un blog au Canada, puis en France (celui sur lequel je suis arrivée en faisant mes recherches). L'étape canadienne aura permis d'avoir des quantités en grammes directement comme base plutôt que de devoir péter une fois de plus une durite en tentant de convertir les tasses US en grammes ! Ceux qui ont eu la patience de lire toute l'intro de mon article sur les cinnamon rolls (en passant, les meilleurs que vous mangerez, recette ici 👀) savent de quoi je parle.


mercredi 14 avril 2021

    

Gaufres liégeoises

Pour environ 10 gaufres arrondies (ou 5-6 bien carrées)
Préparation : 20 minutes (dont pétrissage) + 1 heure (repos de la pâte)
Cuisson : quelques minutes par gaufre
Conservation : à consommer sitôt préparées, sinon dans les 24 heures (ça sèche vite), conserver dans un récipient hermétique à température ambiante


Ces temps, avec des travaux qui s'ajoutent à la vie quotidienne déjà bien remplie, l'envie de préparer des en-cas simples se fait sentir. Cette fois, j'ai envie de vous proposer une recette de gaufres liégeoises "croustimoelleuses" juste comme il faut. J'espère que la recette vous plaira !

Mon but était de proposer des gaufres qui peuvent évidemment être accompagnées (pâte à tartiner maison 👀, sucre glace ou autre) mais aussi mangées seules. Il fallait donc qu'elles soient assez goûteuses ainsi, d'où notamment le sucre vanillé et non du sucre nature pour la pâte. En effet, après avoir testé deux ou trois recettes du web, je les trouvais bien fades si elles étaient mangées sans rien. 


samedi 7 novembre 2020


Cinnamon rolls

Pour 12 gros cinnamon rolls (ou plus, s'ils sont plus petits, voir explications pour le façonnage)
Préparation : 45 minutes (ingrédients / pétrissage / façonnage) + 1 à 2h (1re pousse) + 30 à 45 minutes (2e pousse)
Cuisson : 20 à 25 minutes
Conservation : 3 à 4 jours maximum, bien emballés, au réfrigérateur


Je ne sais pas comment cela se passe pour vous mais de mon côté, lorsque je regarde un film ou une série télévisée, je suis très attentive à la bande sonore, aux morceaux choisis pour accompagner certaines scènes. Pour cela je retiens The Blacklist, qui me vient immédiatement en tête, mais pas que; l'épisode 11 de la saison 4 de la série Person of Interest est lui aussi encore dans ma mémoire (The Glitch Mob, Fortune Days). Je trouve absolument génial lorsque la musique colle parfaitement à la scène, comme si elle avait été écrite dans ce but.

Là, vous vous dites "ça y est, on l'a perdue, voilà qu'elle cause musique et cinéma maintenant". Je vous rassure, je continue et tout va devenir plus clair. 

Lorsque je regarde la télévision, donc, il y a la musique mais il y a aussi ce que les personnages mangent ou boivent qui retient mon attention.

À titre d'exemple, j'ai découvert le Mojito dans ma vingtaine, alors que je regardais la série Burn Notice. L'un des personnages, Sam Axe, commandait sans cesse ce cocktail. À force, je me suis laissée tenter et depuis c'est l'un de mes favoris. Lors de mes dernières vacances, cet été, j'ai testé le Moscow Mule, vu cette fois dans une autre série que j'affectionne : Better Call Saul.

Pour ceux qui débarquent, c'est une série dérivée de Breaking Bad, série génialissime portée notamment par Bryan Cranston (qui tient le rôle principal de Walter White) et plusieurs autres acteurs qui jouent leur rôle à la perfection. Parmi eux il y a Bob Odenkirk, qui tient le rôle d'un avocat véreux, Saul Goodman (petite anecdote, il choisit ce pseudo qui vient simplement de "It's all good, man !", à vous de voir la série pour comprendre pourquoi).

Dans Better Call Saul, on retrouve justement ce personnage et l'on découvre comment un homme pas si mal au départ (il a tout de même déjà tendance à faire des coups tordus ceci dit) est devenu cet avocat vraiment non recommandable (oui c'est résumé en très gros), la mécanique est la même que celle de la série d'origine et cela fonctionne bien. Là aussi les seconds rôles sont très bien interprétés.

Ce personnage (oui, on y arrive, finalement, vous allez comprendre pourquoi je vous gave d'infos sur mes série fétiches), à un moment de sa vie, travaille chez Cinnabon et confectionne à la chaîne des cinnamon rolls, pâtisserie phare de la cuisine américaine, notamment en fin d'année.

Image extraite de la série trouvée via Google,
indiquée comme totalement libre de droits et pouvant être utilisée de cette manière.

À force de le voir en préparer, je me suis dit qu'il fallait que j'essaie, histoire de voir si cela me plairait. Je suis donc partie en quête de recettes testées et approuvées et je suis tombée sur ni plus ni moins que l'autoproclamée "The Best Cinnamon Rolls You'll Ever Eat", sur le site Ambitious Kitchen (
👀). Pour ceux qui ne parlent pas anglais, cela signifie "les meilleurs roulés à la cannelle que vous mangerez de toute votre vie". Si à cela on ajoute qu'ils sont indiqués comme étant meilleurs que ceux de chez Cinnabon (ça y est, vous voyez la connexion ?), ma recette était toute trouvée.


J'allais me lancer mais (il y a souvent un mais, c'est gonflant à force), les quantités étant à l'américaine, soit en cups et autres tablespoons, j'ai dû convertir le tout. Bah, pas plus simple me direz-vous, il y a pléthore de sites qui proposent des équivalences ! Mouais. Ou pas. Le hic ? Selon les différents sites visités, une tasse de farine peut peser 120 ou 140 grammes, une tasse de sucre glace 100, 150, 125 ou encore 130 grammes.

Bref. J'ai respiré un grand coup (hurlé et tiqué de l’œil droit aussi mais passons) et j'ai décidé que j'allais essayer de bidouiller avec mes ustensiles pour des cups et autres spoons trouvés d'occasion je ne sais plus où, pour peser les quantités indiquées dans la recette, tout en regardant les différentes infos trouvées sur les sites.

Là aussi, j'ai vite déchanté. Une tasse vaut 240 ml... mais quand je règle le curseur de mon ustensile sur un quart de tasse, ben j'arrive à 50 ml environ (!) (pour ceux qui peinent en maths, ça devrait faire 60 ml, donc). Mon ustensile n'allait donc pas me faciliter la tâche, mais je me suis abstenue d'y bouter le feu, même si cela aurait calmé mes nerfs. Pis bon le plastique brûlé, ça pue.

Au final, j'ai testé une première fois avec les quantités bidouillées au mieux. C'était bon, mais j'étais sûre de pouvoir obtenir mieux. Mon frangin et moi étions alors les seuls goûteurs (note à moi-même : éviter que mes parents soient en vacances et éviter de préparer un wagon pour un test alors que mon homme n'aime pas la cannelle et que les enfants ne sont que peu preneurs parfois, ma balance en pleure encore). Nous avons trouvé cela dense, bourratif même. Mais alors, où étaient le moelleux et l'aérien de la pâte, le goût de la cannelle (trop peu marqué) tant vantés par cette recette trouvée sur le web ? Seul le glaçage a convaincu.

J'ai donc créé une recette de pâte levée inspirée de celle de mes boules de Berlin (Karen, qui intervient souvent sur mes publications Facebook, m'a dit qu'elle utilisait celle-ci pour préparer des cinnamon rolls justement. Merci à elle pour cette idée !). J'ai posé sur papier la recette de base (celle du site web, quantités converties au mieux pour le premier essai), celles de mes diverses recettes de pâtes levées dont celle des boules de Berlin, puis j'ai cogité. Il en est ressorti une pâte incroyablement moelleuse, un vrai nuage en bouche ! Même après trois jours, c'était encore humide et tendre à souhait ! (petite danse de la joie)

Pour la garniture, j'ai conservé les proportions de la recette d'Ambitious Kitchen, à quelques grammes près évidemment. En effet, comme je ne sais pas combien de grammes de ces ingrédients composent sa recette je suis partie de mon premier bidouillage en les augmentant quelque peu pour que cela soit raccord avec ma quantité de pâte levée. J'y ai aussi mis plus de cannelle (et la pincée de sel), pas assez marquée pour moi au premier essai.

Allez, la tartine (badum tss) d'introduction étant enfin terminée, on passe à la recette ! Je décline d'ores et déjà toute responsabilité pour les calories ingérées !


mardi 12 mai 2020


Gâteau du Vully

Pour un gâteau de 35 cm de diamètre
Préparation : 15 minutes (pâte) + 30 min. à 1h (repos de la pâte) + 10 minutes (garniture)
Cuisson : 25 minutes
Conservation : 2 jours maximum, bien emballé, au réfrigérateur


Après la recette du gâteau à la crème neuchâtelois (👀), je me devais de tester - et vous proposer - la recette d'un gâteau qui y ressemble beaucoup : le gâteau du Vully !

Il s'agit là aussi d'une pâte levée, mais la garniture comprend de la crème double de la Gruyère. Le sucre n'est pas mélangé à cette dernière, mais ce sont des carrés que l'on partage et répartit sur la crème.

Au final ? Une petite bombe gustative et calorique ! Je ne peux que vous inviter à tester cette recette, pour pouvoir vous aussi apprécier le moelleux de sa pâte et le crémeux de sa garniture.

La recette de base (lien ici 👀m'a été soufflée par ma zia qui habite au Jura et qui, tout comme moi, apprécie les bonnes choses. J'ai passablement modifié la recette pour la mettre à notre goût et une fois n'est pas coutume préciser certaines quantités (Bree Van de Kamp sors de ce corps !). Ma zia avait raison, c'est à "se rouler sur le dos" !


jeudi 9 avril 2020


Pain sans gluten

Pour 1 pain de 30 cm
Préparation : 15 minutes (pâte) / 10 minutes (préchauffage du four)
Cuisson : 45 minutes
Conservation : 2 jours environ, emballé dans du plastique / 2 mois au congélateur


Comme je vous l'avais raconté dans un précédent article (celui sur les macarons ou les amaretti ou encore le gâteau au chocolat sans farine... mais passons), lorsque nous étions enfants, mon frère avait été déclaré cœliaque.

Pour ceux qui ne connaissent pas (l'intolérance, pas mon frangin), cela signifie que les aliments qui contiennent du gluten (donc farines de blé, l'orge et le seigle) sont prohibés. En fin d'article je vous donne le lien vers le site de l'ARC (Association Romande de la Coeliakie).

Donc, dans les années 80, trouver des produits sans gluten c'était un peu la croix et la bannière. Ma maman avait eu de la chance car une amie, elle aussi maman d'un garçon intolérant au gluten, lui avait passé cette recette de pain.

Son goût, avec la recette de base, est assez doux et fait un peu "pain au lait", en plus friable. Libre à vous de diminuer la quantité de sucre et de remplacer une plus grande partie - ou la totalité - du lait par de l'eau. Ici, je vous la donne telle qu'elle était faite chez nous.

Petite précision qui a son importance et que je rappellerai en fin de recette : la conservation. C'est le bémol avec ce pain. Après quelques jours il aura tendance soit à rapidement sécher (si non emballé il sèche très vite), soit à moisir (si emballé dans un sachet plastique). Le mieux est de le préparer puis de le couper en tranches et de congeler ces dernières, par 2 ou par 4 selon l'appétit. Ensuite, un coup au grille-pain et c'est prêt !


samedi 15 février 2020


Rissoles au sérac (Zigerkrapfen)

Pour 12 à 18 pièces (quantité variable selon la taille des rissoles)
Préparation : 45 minutes (farce et pâte + façonnage) / 1h30 (repos de la pâte levée)
Cuisson : 5-6 minutes par rissole (3 à 4 cuites en même temps)
Conservation : 2 jours, au réfrigérateur, dans un récipient hermétique


Précédemment je vous avais parlé des boules de Berlin moelleuses et aériennes (recette ici 👀) et voici que nous sommes à nouveau à l'aube de la période des carnavals.

Je me suis alors souvenue d'un délice que mon amie Joëlle m'avait fait découvrir : j'ai nommé les Zigerkrapfen ou, si vous préférez, les rissoles au sérac !

Bon. On ne va pas se mentir, qui dit carnaval dit souvent friture et on ne va pas y échapper avec cette recette. On se retrouve avec un délice à manger presque sitôt frit, bien croustillant et savoureux, idéal pour affronter les frimas de la saison.

La recette vient de notre chère Betty Bossi nationale. J'ai précisé les poids (sachant que la cuillère à soupe de machin ne fait pas la même taille que la cuillère de truc, autant que l'on soit tous sur la même longueur d'ondes !) et évidemment fait le pas à pas pour que ceux qui débutent n'aient pas peur de se lancer. Il serait en effet bien dommage de passer à côté de cette recette !


mercredi 29 janvier 2020


Kouglof sucré aux raisins de Christophe Felder

Pour un kouglof de 22 cm (+ un petit de 10 cm de diamètre si envie) ou deux de 12 cm de diamètre
Préparation : 30 minutes / 20 à 30 minutes (levain) / 1h30 (pousse) / 2 minutes (façonnage) / 2 heures (re-pousse)
Cuisson : 25 à 30 minutes
Conservation : 2 jours, à température ambiante, emballé dans du film transparent


Après avoir testé le kouglof de Stéphane Vandermeersch (recette ici 👀), certes délicieux mais assez calorique tout de même, j'ai voulu essayer une tout autre recette, celle du chef Christophe Felder, histoire de voir (oui enfin de goûter) quelque chose de vraiment différent.

Côté différence je n'ai pas été déçue, puisque ce second kouglof est en effet TRÈS différent tant en goût qu'en texture du précédent. Côté goût et texture, par contre, je dois avouer qu'après avoir testé le premier, celui-ci m'a semblé un peu fade, je l'avoue (bon en même temps... l'autre est LAAAAARGEMENT imbibé de sirop and co donc forcément ça aide à donner du goût).

J'ai cependant choisi de partager quand même cette recette, tirée du livre Pâtisserie !, car pour ceux qui trouvent celui de M. Vandermeersch "too much" en sucre et surtout en graisse, cela permet une alternative.

Autant vous dire que créer ma propre recette me titille fortement... à voir donc. En attendant, c'est parti pour cette recette simple à réaliser en regard de la précédente, puisqu'il s'agit d'une "simple" pâte levée !


samedi 4 janvier 2020


Gâteau des rois

Pour un gâteau (8 à 12 personnes)
Préparation : 20 minutes + environ 1h30, voire plus (repos --> voir remarques dans la recette)
Cuisson : 30 à 35 minutes
Conservation : 2 jours, à température ambiante, bien emballé dans un papier aluminium


Lorsque vient l'Épiphanie, soit la célébration des rois mages, nous aimons bien partager ce gâteau typique de la Suisse (et oui, encore une spécialité de chez nous !), fait d'une pâte levée légèrement sucrée et citronnée.

J'en profite pour vous rappeler que vous trouvez sur ce blog diverses spécialités de Suisse et plus particulièrement de mon canton, comme la taillaule neuchâteloise (👀), la tresse au beurre (👀), le gâteau à la crème neuchâtelois (👀), le gâteau aux noisettes neuchâtelois (👀), les biscômes (👀) ou encore la tourte aux carottes d'Argovie (👀). À tester d'urgence si vous ne connaissez pas !

Si l'on revient à nos moutons notre gâteau, sachez (si vous l'ignoriez... Mais si c'est le cas, de quelle planète venez-vous donc ?!) qu'il existe aussi la galette des roi, soit la version en pâte feuilletée, elle aussi très bonne. Elle offre une multitude de possibilités de garnitures et permet de "jouer" avec la pâte elle-même (colorée, dessins, formes). Si vous ne connaissez pas, laissez-vous tenter avec la frangipane pour la plus traditionnelle, pour voir ce qui vous plaît le plus.

La recette proposée ici est, à la base, de Betty Bossi (recette accessible sur le web ici : 👀, mais la version que j'ai utilisée vient de leur livre Nouvelles du fournil, je vous indiquerai les quantités d'origine - si je les ai modifiées - en parallèle de ma liste d'ingrédients). Vous me connaissez, j'y ai apporté quelques modifications pour plus de goût et de moelleux, mais la recette de base est déjà bonne.


lundi 16 décembre 2019


Kouglof de Stéphane Vandermeersch

Pour deux kouglofs de 22 cm / 4 de 16,5 cm / 10 de 10 cm de diamètre
Préparation : 40 minutes / 12 heures (1re pousse) / 10 minutes (façonnage) / 2 heures (2nde pousse)
Cuisson : 25 à 45 minutes selon la taille des kouglofs
Conservation : 4 à 5 jours, à température ambiante, dans une boîte hermétique


Bon. On ne va pas débattre sur l'orthographe du nom de cette douceur pouvant être préparée toute l'année, avec une préférence pour les périodes froides tout de même. Vous le savez déjà, on peut l'écrire de bien des manières (kouglof, kougelhof, kougelhopf selon Larousse) et les recettes sont, elles aussi, multiples.

J'ai choisi de vous présenter dans cet article une recette tirée du magazine "Fou de Pâtisserie" (n°32, novembre décembre 2018), celle de Stéphane Vandermeersch. J'ai divisé les quantités car pour une famille cela me semblait trop conséquent. À vous de voir si vous avez l'équipement nécessaire pour en faire plus car il est vrai qu'un tel cadeau gourmand est très apprécié.

C'est une amie qui m'a fait découvrir cette merveille lorsqu'en 2018 elle m'en a offert un (et elle aussi qui m'a fortement recommandé de diviser les quantités !). Un goût à tomber, du moelleux sous une croûte légèrement croustillante, une base "ultrafondante" pour reprendre le terme du magazine, bref : une tuerie. Attention toutefois, comme l'avait dit Michel Boujenah lors de la partie en cuisine d'une émission ("Matin Bonheur", 1994) alors qu'il parlait de cigares aux amandes : "Ça, c'est 450'000 calories [...] tu manges ça et après tu manges pas pendant 15 jours!". Voilà, vous êtes prévenus, la tuerie aura lieu sur vos hanches ou au niveau du ventre !

Cette année j'ai pris le temps (oui car cela prend du temps avant de pouvoir en déguster, ce dessert se mérite !) d'en faire chez moi et une fois encore j'ai été conquise. Il vous faudra compter deux jours pour obtenir le résultat escompté.

J'espère que chez vous aussi il aura du succès, ici tout le monde l'a adopté et en redemande !


dimanche 6 octobre 2019


Tresse au beurre

Pour une tresse de 875 grammes (environ)
Préparation : 15 minutes + environ 1h30 (repos)
Cuisson : 35 minutes environ
Conservation : 2 jours, à température ambiante, bien emballée dans un papier aluminium


J'aurais aussi pu appeler cette recette la "tresse du grand-frère", puisqu'il aime bien essayer des recettes de pains ou de tresses et que c'est lui qui est à l'origine de la recette que je vous présente ici. Il est vrai que la boulangerie me plaît mais je suis tout de même plus axée sur la pâtisserie.

Il y a quelques temps il a eu envie d'en préparer et nous avons ressorti notre recette. Nous en avions pris note suite à un test concluant il y a maintenant un certain temps et il fallait la refaire, en la suivant à la lettre, pour s'assurer qu'elle était aussi bonne que dans notre souvenir.

Las, j'avais noté des indications un peu vagues sur la manière de laisser lever la pâte et si le premier test s'est avéré prometteur, il était clair qu'il manquait un petit quelque chose.

Après une journée déjà bien remplie (la routine entre le job, le rôle de maman, l'entretien du jardin et de notre chez nous...et le blog bien entendu, des fois qu'il me reste du temps à tuer), j'ai choisi de me lancer une seconde fois... puis une troisième... puis au final je crois cinq ou six fois !

J'ai pesé le sucre car on sait que "cuillère à soupe" est une quantité variable. J'ai aussi augmenté la quantité de beurre, pour rendre la mie plus tendre, à défaut d'y ajouter un œuf puisque d'ordinaire la tresse n'en contient pas. Finalement, j'ai revu la façon de faire lever la pâte et bingo, notre tresse 2.0 était là !

J'espère qu'elle vous plaira aussi, son goût de levure fraîche étant très léger par rapport à d'autres tresses maison que j'ai eu l'occasion de goûter jusqu'ici (ce qui explique pourquoi je n'en faisais presque jamais).


jeudi 5 septembre 2019


Gâteau à la crème neuchâtelois

Pour un gâteau de 32 cm de diamètre
Préparation : 15 minutes (pâte) + 30 min. à 1h (repos de la pâte) + 5 minutes (garniture)
Cuisson : 25 minutes
Conservation : 2 jours maximum, bien emballé, au réfrigérateur


La recette que je donne ici est le fruit d'un bon nombre de tests pour arriver au résultat que je voulais. Nous y sommes enfin et j'ai donc le plaisir de partager cela avec vous aujourd'hui.

Au canton de Neuchâtel, nous avons plusieurs spécialités comme la taillaule (👀), le gâteau aux noisettes (👀) ou encore le gâteau à la crème pour ne citer que les premiers exemples qui me viennent en tête et que j'ai eu l'occasion de vous présenter. 

Cela faisait quelques années que je souhaitais arriver à en préparer moi-même avec un goût qui me plaise autant que ce que j'ai eu l'occasion de goûter en boulangerie - pâtisserie. Il était déjà bon les premières fois mais en travaillant sur le moelleux de la pâte et le crémeux de sa garniture, j'ai enfin obtenu ce que je souhaitais.

Si vous n'êtes pas du canton ou de la région du Val-de-Travers (berceau de l'absinthe, avec Pontarlier juste à côté), il est temps de corriger le tir avec les gourmandises citées ici et la recette ci-dessous !


lundi 17 juin 2019


Boules de Berlin

Pour 17 boules
Préparation : 35 minutes (ingrédients / pétrissage / façonnage) + 1 à 2 heures (2x pousse de la pâte)
Cuisson : 4 à 6 minutes par boule
Conservation : 2 jours maximum, à température ambiante, dans une boîte hermétique


L'une des pâtisseries que nous achetions (vous noterez l'imparfait) souvent est la boule de Berlin. Il est vrai qu'avant de me lancer je voyais cela comme compliqué à faire, alors que cela n'est pas du tout le cas !

Évidemment, cela prend un certain temps à préparer, il faut se montrer patient avant de pouvoir déguster ces merveilles ultra-moelleuses, mais cela vaut vraiment la peine de les faire soi-même.

J'avais testé la recette d'Albarock, sur Youtube (👀) et elle m'avait plu, comme premier essai. J'ai ensuite choisi d'enlever une partie du sel, de doubler la quantité de sucre et depuis elle fait l'unanimité chez tous ceux qui y ont goûté. Une personne m'a même dit que cela lui rappelait celles que préparait sa grand-maman, c'est dire si elles ont un goût de "reviens-y" (ainsi que le disait ma grand-maman suisse).

C'est parti pour la recette de ces boules toutes en légèreté, moelleuses et gourmandes à souhait (oui enfin... Sensation de légèreté... Parce que si vous commencez à compter les calories c'est une autre histoire !).


jeudi 2 mai 2019


Bola de carne

Pour 1 "bola" de 30 cm (moule à cake)
Préparation : 10 minutes (pâte) + 30 minutes (repos de la pâte) + 20 minutes (dés de viande)
Cuisson : 35 minutes environ
Conservation : 2 jours maximum, au réfrigérateur, dans une boîte hermétique


Lorsque j'ai rencontré l'homme qui est depuis devenu mon époux, je suis devenue ce que je qualifie de "portugaise de cœur". J'ai rencontré une nouvelle famille et j'ai aussi découvert leurs spécialités culinaires.

L'une d'elles s'appelle la "bola de carne", mets salé composé d'une pâte levée (croustillante dehors, moelleuse dedans) agrémentée de dés de diverses viandes telles que du salpicão (charcuterie typique), du chorizo, du jambon cru et du lard. Elle est traditionnellement servie à Pâques mais vous pouvez bien entendu en préparer n'importe quand (le soir, simplement avec de la salade, c'est aussi excellent).

Évidemment la recette peut varier selon les viandes à disposition au moment de la préparer. Vous pouvez aussi l'adapter à vos goûts sans problème, l'idée étant simplement de ne pas dépasser un certain poids de viande par rapport à la pâte.


samedi 13 avril 2019


Taillaule neuchâteloise

Pour 1 taillaule de 25 cm / 3 petites de 15 cm
Préparation : 10 minutes (ingrédients) + 10 à 15 minutes (pétrissage) + 1 heure puis 30 minutes (repos)
Cuisson : 45 minutes
Conservation : 3 jours maximum, emballée dans un film transparent ou dans une boîte hermétique


Dans le canton de Neuchâtel (en Suisse), l'une des spécialités incontournables est la taillaule, sorte de brioche souvent consommée au petit-déjeuner mais pas que. Sa délicate odeur de citron, ses raisins secs, sa mie moelleuse et sa croûte dorée raviront sans doute les gourmands.

Selon les différents ouvrages sur la cuisine suisse que je possède, voici quelques éléments de l'histoire de ce mets typique du canton :

"Jadis la taillaule se présentait sous une autre forme : on la cuisait façonnée en boule sur la sole même du four. On en taillait la surface à coup de couteau pointu ou de ciseau, de manière à former des rangées. C'est vraisemblablement de là que lui est venu son nom de taillaule, laquelle avait aussi un goût sensiblement différent de celui des taillaules moulées que l'on connaît aujourd'hui" (La Suisse Gourmande, Éditions Mondo (Lausanne) pour Nestlé, 1985. J'avais déjà parlé de cet ouvrage dans la recette des tartelettes aux noix et caramel mou 👀).

Dans un autre ouvrage, Coutumes Gourmandes de Suisse (C. Schnieper et P. Jaray, éd. Mondo, 2006), il est indiqué que la taillaule se présentait sous forme de couronne et contenait aussi de l’orangeat et du citronat (zestes d'oranges et de citrons, confits) ainsi que, parfois, de la crème. Libre à vous de réinterpréter cette recette, donc.

Ma nonna, immigrée italienne, aimait beaucoup la "tailleule" comme elle l'appelait, qu'elle consommait tartinée de beurre. Il est vrai que ce combo est particulièrement savoureux ! J'ai toujours une pensée pour elle lorsque j'en mange.

J'espère que cette partie du patrimoine culinaire du canton de Neuchâtel vous plaira !